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Service aux entreprises : un secteur porteur pour les challengeurs

Le marché des solutions réseaux pour les entreprises est toujours ébullition. © Glez

Dans l’ombre des grands opérateurs télécoms, parfois en concurrence avec eux, des intervenants se sont spécialisés dans les solutions réseaux à destination des sociétés : de la PME à la multinationale.

Réda el-Mejjad en est convaincu : le marché des solutions réseaux pour les entreprises n’est pas prêt de s’épuiser, au contraire. « Les sociétés évoluant en Afrique, confrontées à la mondialisation, sont obligées de transformer leurs systèmes d’information, et ceux-ci sont en sophistication permanente », explique le patron de Monaco Télécom International, qui détient deux filiales en Afrique (Divona et Connecteo).

En réponse à cette demande, en plus des incontournables opérateurs de téléphonie, des sociétés de services permettent aux entreprises de communiquer partout et au mieux, par la voix mais aussi par internet, en utilisant tous les moyens possibles : Vsat, boucle locale radio ou encore wimax en zone urbaine. Le marché potentiel est vaste, puisque la demande émane de simples PME comme d’institutions internationales.

« Le principal besoin des entreprises est l’accès à internet, car la téléphonie mobile est déjà bien couverte par les opérateurs télécoms », indique Olivier Marnac, directeur du développement chez Geka Telecom, une PME française active en Afrique – elle a notamment été choisie par Basic Security, concessionnaire du réseau de surveillance par vidéo d’Abidjan, pour capturer et rapatrier en temps réel les vidéos enregistrées dans différents coins de la ville ivoirienne. « Les banques, les sociétés d’assurance, les sociétés pétrolières, gazières ou minières, mais aussi les universités ou certaines collectivités locales ont des besoins spécifiques en connectique », ajoute-t-il.

Vastes débouchés

Connecteo, par exemple, a interconnecté les agences bancaires et les distributeurs automatiques de billets de la Banque internationale du Burkina. Mais dans le seul domaine bancaire, les débouchés sont encore plus vastes : les groupes régionaux cherchent désormais à centraliser leurs systèmes d’information. « Les banquiers et les assureurs ont besoin de systèmes de télécommunication très fiables, explique Réda el-Mejjad. Tout comme les opérateurs pétroliers, qui travaillent dans des zones très reculées. »

Les compagnies pétrolières ou minières sont en effet de bons clients potentiels car elles ont des besoins en communication très particuliers : leurs sites d’opérations sont souvent situés dans des zones difficiles d’accès, mal couvertes par les réseaux classiques. L’algérien Sonatrach a ainsi fait appel à Alcatel pour développer des services réseaux couvrant plus de 150 sites à travers le pays.

Les sociétés de services aux entreprises sont-elles concurrentes des opérateurs télécoms classiques ? D’une certaine manière oui, puisque Orange, par exemple, s’est également positionné sur ce marché, en travaillant notamment avec les multinationales françaises. Cependant, tous ces intervenants travaillent aussi régulièrement les uns pour les autres ou les uns avec les autres…

Quescom, concepteur de solutions innovantes, qui offre aux entreprises africaines de faire converger les appels fixes et mobiles, a quant à lui décidé de n’opérer que main dans la main avec les grands groupes. En Égypte, il s’est ainsi allié avec le britannique Vodafone, l’un des opérateurs phares dans le pays.

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