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Cet article est issu du dossier «À l'heure du ramadan»

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Religion

Les petits maux du Ramadan

Tous les nutritionnistes vous le diront, en soi, le ramadan n’est pas une mauvaise chose. Imposer un jeûne à son corps, arrêter l’alcool et la cigarette, peut même être salutaire et permettre l’élimination des toxines. Mais, dans la pratique, la plupart des Maghrébins font paradoxalement rimer ce mois de privation avec les excès en tout genre.

Pour faire face à la hausse de la consommation, les pays du Maghreb doivent même prendre des dispositions inhabituelles : début mars, El-Hachemi Djaaboub, ministre algérien du Commerce, annonçait son intention d’importer 10 000 tonnes de viande ovine pour répondre à la forte demande et prévenir la traditionnelle inflation des prix. Si on jeûne pendant la journée, la nuit est, elle, consacrée entièrement aux différents repas, qui se succèdent sans discontinuer. « Le fait de se priver le jour déculpabilise et donne aux gens l’impression qu’ils peuvent manger de tout en très grande quantité le soir venu », regrette le Pr Abdelkrim Kadiri, diabétologue et nutritionniste à Rabat. Le ramadan est notamment dangereux lorsqu’il entraîne un accroissement de l’apport glucidique du fait des gâteaux traditionnels, des dattes et des produits à base de miel. De quoi faire décoller les taux d’insuline !

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