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Cet article est issu du dossier «Le sacre de Paul Kagamé»

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Politique

Candidats ou faire-valoir ?

Les trois challengeurs de Paul Kagamé affichent leur détermination à ne pas faire de la figuration lors du scrutin du 9 août. Il est cependant difficile de les considérer comme de farouches et de redoutables opposants

Alvera Mukabaramba

« Je ne suis pas là pour que les gens puissent dire qu’il y a au moins une femme qui postule à la présidence de la République. Ma campagne n’est ni un show ni une représentation », affirme d’emblée cette sénatrice du Parti du progrès et de la concorde (PPC). « Je suis déterminée à aller jusqu’au bout », poursuit-elle. Ses arguments pour convaincre : « Une politique plus sociale que celle menée jusque-là. » Ses promesses : la gratuité de l’enseignement et des soins de santé, et une allocation mensuelle pour les chômeurs. Candidate en 2003, elle s’était retirée à la dernière minute au profit de Paul Kagamé.

 

Jean Damascène Ntawukuriryayo

Vice-président de l’Assemblée nationale, le candidat du Parti social démocrate (PSD) a placé sa campagne sous un slogan : « Le bon moment pour l’alternance. » « Nous avons été de fidèles partenaires du gouvernement depuis 1994, nous aspirons désormais à achever et à améliorer ce qui a été entrepris durant les seize dernières années », explique cet ancien ministre de la Santé. Sa stratégie de conquête repose sur cinq « dogmes » : gouvernance démocratique, développement économique sur la base d’investissements publics, lutte contre les disparités sociales, intégration régionale et, enfin, consolidation de l’unité nationale.

 

Prosper Higiro

Actuel vice-président du Sénat, le candidat du Parti libéral (PL) revendique, lui aussi, un long partenariat avec le Front patriotique rwandais (FPR). « Nous avons notre part de responsabilité dans les performances enregistrées depuis 1994, affirme Prosper Higiro. Mais notre parti est aujourd’hui suffisamment fort pour gérer seul les affaires publiques ou en alliance avec d’autres forces politiques. » Son programme privilégie notamment la sortie de l’agriculture de subsistance au profit d’une industrie agroalimentaire. Il préconise aussi la limitation à trois du nombre d’enfants par famille.

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