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Cet article est issu du dossier «Main basse sur le cacao»

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Loïc Folloroux : « Armajaro condamne toute activité de fraude et de détournement de cacao »

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Directeur Afrique du groupe Armajaro Trading Limited

Jeune Afrique : Pourquoi avoir réalisé cette opération d’achat de 240 100 t sur le marché à terme du Liffe cacao ? Est-il vrai que vous avez déjà revendu une partie des fèves au suisse Barry Callebaut ?

Loïc Folloroux : Nous n’avons pas l’habitude de commenter dans la presse des opérations spécifiques de trading.

Hormis les activités de spéculation sur le marché à terme du cacao, que vous ne souhaitez pas commenter, quelles sont les activités du groupe Armajaro en Afrique ?

Armajaro est reconnu comme l’un des leaders mondiaux de l’approvisionnement de cacao et de café, avec des structures d’achat et d’exportation dans tous les principaux pays africains producteurs. Ce qui fait de nous l’un des partenaires préférés des grands chocolatiers et de plusieurs torréfacteurs. Nous travaillons, en collaboration avec ces derniers et des ONG, sur la formation et l’équipement des paysans en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Nigeria, en Sierra Leone et au Cameroun. En Côte d’Ivoire, nous avons formé et équipé 40 000 paysans en cinq ans, qui livrent aujourd’hui du cacao certifié Rainforest [respectueux de la biodiversité et des moyens de subsistance des producteurs, NDLR]. Ces programmes labélisés « agriculture durable » permettent aux producteurs d’avoir un meilleur revenu. Ils reçoivent, d’une part, une prime importante de « durabilité » sur chaque kilo vendu et, d’autre part, ces programmes leur permettent d’accroître leur productivité et leur qualité. Nous sommes aujourd’hui le leader sur le marché du « cacao durable » et participons avec les chocolatiers à des programmes d’investissements sociaux majeurs, qui ont pour but d’améliorer les conditions d’existence des communautés villageoises, particulièrement en matière de santé et d’éducation.

Quelle quantité avez-vous achetée depuis le début de la campagne cacaoyère en Afrique de l’Ouest ?

Nous avons acheté 300 000 t en Afrique de l’Ouest à l’occasion de cette campagne, qui a démarré en octobre 2009, ce qui est une quantité normale pour notre activité et similaire à deux ou trois autres gros exportateurs de cacao.

Que répondez-vous au Ghana Cocoa Board (Cocobod), qui a accusé une partie de votre équipe locale d’avoir détourné des fèves ghanéennes vers la Côte d’Ivoire ?

Nous travaillons en ce moment avec le gouvernement ghanéen et le Cocobod au règlement de cette question. Armajaro condamne toute activité de fraude et de détournement de cacao, et nous participons d’ailleurs, en partenariat avec le Cocobod, à une campagne contre l’évasion illégale de cacao.

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