Économie

Cette semaine dans Jeune Afrique

Cette semaine, « Jeune Afrique » s’intéresse au secteur privé algérien, qui, quasi-inexistant il y a vingt ans, explose malgré les pesanteurs administratives. 

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Mis à jour le 27 mai 2013 à 09:41

« Le secteur privé était le parent pauvre de la politique économique antérieure, maintenant il commence à faire sa place», explique Hassen Khelifati, PDG de Alliance Assurances, une entreprise cotéee à la bourse d’Alger qui n’existait pas il y a dix ans. Malgré son jeune âge, la compagnie d’assurances revendique 5 % de part de marché au niveau national et vise les 10% d’ici à 2015. Comme elle, et malgré les maux d’une économie droguée aux fonds publics et au pétrole, toute une série d’entreprises ont émergé au cours de la dernière décennie, portées par une génération d’entrepreneurs quadragénaires.

Les statistiques officielles confirment ce boom. Avec les mesures de libéralisation initiées au milieu des années 1990 et poursuivies au cours des années 2000, le secteur privé dépasse désormais largement le secteur public, comme l’atteste un recensement économique effectué en 2011 par l’Office national des statistiques. Pourtant l’Algérie est loin d’être devenue le plus simple des pays pour les entrepreneurs privés. En cause, des procédures réglementaires longues et lourdes, des garanties bancaires trop élevées, la rareté et la cherté du foncier et des permis de construire octroyés selon le bon vouloir des fonctionnaires. Autant de rigidités que le patronat algérien voudrait voir assouplir…

Découvrez aussi les « indiscrets » de cette semaine, avec : le double jeu de Jean-Luc Bédié en Côte d’Ivoire, conseiller spécial de la Présidence et fondateur de la société de Bourse Hudson&Cie, l’installation de ContourGlobal au Sénégal ou encore les ambitions du gouvernement de Djibouti qui veut lancer sa compagnie maritime nationale.

En section Entreprises & marchés, Jeune Afrique s’intéresse à la stratégie de developpement de IBM en Afrique, nouvelle priorité pour le géant américain. Le groupe y multiplie depuis quelques années ses ventes et implantations en proposant des services dans la gestion de l’eau et des problèmes d’embouteillages. Dans la même section, lisez une enquête sur les conséquences de l’essor du pétrole de schiste sur les cours du baril et sur les exportations africaines.

Dans la section Décideurs, découvrez le portrait d’Alain Ditona Moussavou, patron de la Caisse des dépots et consignations du Gabon. Le banquier d’État a une mission : soutenir via ses investissements la politique de développement de Libreville et contribuer à la lutte contre le chômage.

Enfin cette semaine, Jeune Afrique, vous propose un dossier Eau, avec en exclusivité une interview de Patrick Achi, ministre ivoirien des Infrastrucutres économiques qui revient sur les chantiers lancés par le gouvernement pour lutter contre la dégradation en Côte d’Ivoire de l’approvisionnement en eau potable. Retrouvez y aussi une enquête sur les nouvelles formes de partenariats qui s’esquissent, fâce aux difficultés des autorités du continent à gérer et à distribuer efficacement une denrée pourtant en abondance.

Le dossier offre également une série de portrait de ces patrons sous pression, qui, de la Tunisie au Cameroun, sont chargés de developper et d’entretenir au mieux les réseaux hydraulique pour faire face à une demande galopante.

Sommaire

Algérie
Hors du public, un début de salut
La règle des 51/49 est trop rigide

Les indiscrets

Entreprises & marchés
High-Tech – IBM parie sur l’informatique cognitive
Cameroun – Pourquoi AES s’en va

Décideurs
Gabon – 
Alain Ditona Moussavou, banquier d’État
Pharmacie – Avec Nick Haggar, priorité au générique

Marchés
Énergie – Le pétrole de schiste rebat les cartes jusqu’en Afrique

Dossier Eau