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Cet article est issu du dossier «Bénin : Objectif 2011»

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Coup de balai sur les quais

Une vue du port de Cotonou, point sensible de l'économie du Bénin. © Francis Ahouadi/AFP

Principale source de revenus de l’État, le port de Cotonou doit gagner en efficacité et en transparence s’il veut continuer d’attirer les investissements.

Le port de Cotonou est tout à la fois le poumon économique du pays (80 % des importations, 45 % des revenus de l’État) mais aussi la source de tous les ennuis. Depuis l’arrivée au pouvoir du président Boni Yayi, quatre directeurs généraux se sont succédé à la tête de ce bastion au fonctionnement pour le moins erratique.

Corruption permanente, désorganisation sur les quais, délais de manutention trop longs, lourdeurs administratives… Le Bénin n’est pas encore parvenu à convertir sa position géographique en réel levier de développement. Mais il n’est pas interdit de penser que les choses puissent enfin changer.

Le financement américain du Millennium Challenge Account à hauteur de 168 milliards de F CFA (256 millions d’euros), dont 70 milliards affectés au port pour la construction d’un nouveau terminal, est une première raison d’espérer. Ensuite, le groupe Bolloré, qui a obtenu la concession du terminal de conteneurs, a annoncé plus de 125 milliards de F CFA d’investissement en équipements sur vingt-cinq ans pour multiplier par trois le trafic. « Les travaux ont commencé et, en 2012, nous aurons des installations nickel », espère Issa Badarou Soulé, le ministre de l’Économie maritime, des Transports maritimes et des Infrastructures portuaires.

Arsenal anticorruption

« Nous essayons de travailler sur la gestion du port, qui demeure un centre de corruption », ajoute cet ancien directeur du site. Il mise sur l’informatisation pour réduire les possibilités de fraudes entre « des acteurs qui ont des intérêts croisés ». Parmi les mesures annoncées : la mise en place d’un guichet unique pour centraliser les opérations (douane, transit, enlèvement des marchandises…), l’acquisition de scanners pour contrôler les cargaisons et l’installation d’un système de surveillance par satellite sur les poids lourds circulant dans la sous-région.

« Cela permettra de réduire les points de contrôle sur les routes où l’on constate une collusion entre les agents de sécurité qui reçoivent de l’argent et les chauffeurs qui surfacturent l’addition présentée au transporteur. Les déchargements illégaux de marchandises officiellement en transit vers les pays frontaliers vont aussi pouvoir être repérés », explique le ministre.

Le Bénin n’a plus de temps à perdre s’il ne veut pas rater le rendez-vous que lui propose Areva. Le groupe français cherche une porte de sortie pour son uranium nigérien dans la perspective de l’entrée en production du gisement d’Imouraren, en 2012.

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