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Cet article est issu du dossier «Bénin : Objectif 2011»

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Agriculture : le coton s’effiloche

L’équation économique est imparable : 50 000 tonnes de coton, c’est un point de croissance en plus pour le Bénin. Or la production est passée de 480 000 t en 2004 à 150 000 t aujourd’hui. Alors que le gouvernement a injecté 11 milliards de F CFA (16,8 millions d’euros) en 2009, on est bien loin des 500 000 t promises par le président Boni Yayi.

« L’organisation de cette filière et le financement des intrants ne profitent pas aux paysans, qui se sont donc tournés vers les cultures vivrières », explique André Katary, ingénieur agronome et responsable du projet d’appui à la filière coton-textile (Paficot). « Les 11 milliards de F CFA étaient nécessaires car les paysans n’étaient pas payés », précise un ministre, qui reconnaît que le passage en 2009 du monopole d’État (la Société nationale de promotion agricole, Sonapra) à un « monopole privé » (la Société de développement du coton, Sodeco) n’a pas produit les effets escomptés.

Un euphémisme. Et une mise en cause à peine voilée de l’homme d’affaires Patrice Talon, à la tête de la Sodeco, qui contrôle l’ensemble de la production. « L’État, actionnaire à hauteur de 35 %, doit reprendre la main », assure ce membre du gouvernement très proche du chef de l’État. 

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