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Rebondissements entre First Quantum et Kinshasa

| Par Jeune Afrique

À la surprise générale, l’entreprise minière kazakhe, Eurasian Natural Resources Corporation (ENRC) a pris le contrôle de la société congolaise Metalkol en acquérant 50,5% du capital pour 175 millions de dollars (138 millions d’euros). Créé en mai 2010, Metalkol a obtenu le permis d’exploiter le gisement de cuivre et de cobalt de Kolwezi. Ses actionnaires : l’État (5 %), la Gécamines (25 %), la Société immobilière du Congo (5 %) et l’énigmatique groupe Highwind Properties Ltd (70 %), basé aux îles Vierges et que détiendrait l’Israélien Dan Gertler. ENRC n’est pas un inconnu en RD Congo. Fin 2009, il a acquis pour 995 millions de dollars la société Camec, qui exploite un important autre gisement dans le Katanga.

Problème ? Depuis 2004, le groupe minier canadien First Quantum, la Société financière internationale (SFI) – filiale de la Banque mondiale – et l’Industrial Development Corporation of South Africa (IDC), réunis au sein de Congo Minerals Developments (CMD), détenaient le droit d’exploiter le site de Kolwezi. Les autorités de Kinshasa ont retiré ce permis en août 2009. En février 2010, CMD a saisi la cour d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale de Paris, qui a rendu deux premières décisions le 20 août. Elles s’opposent au transfert du permis d’exploitation de la mine de Kolwezi et dénoncent le jugement de la cour d’appel de Kinshasa qui condamnait CMD à payer 12 milliards de dollars de dommages et intérêts à la RD Congo.

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