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Société

Jet-set : un esprit chic dans un corps sain

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Pour jouer au golf, les Tunisois doivent débourser 1834 euros par an.

Pour jouer au golf, les Tunisois doivent débourser 1834 euros par an. © NICOLAS FAUQUE/IMAGESDETUNISIE.COM

Entre fitness, parties de golf, fréquentation assidue des salons de beauté, sans renier quelques coups de lifting ou de liposuccion, les riches tunisiens semblent vouer un culte quasi religieux à leurs corps.

Mieux vaut être riche, beau et en bonne santé. Les Tunisiens aisés sont adeptes de cette formule qui colle parfaitement avec leur souci d’être tendance. « Paraître en forme, c’est pour eux une question de crédibilité, confirme Selma, nutritionniste. Ces gens-là travaillent beaucoup, ils ont besoin de se rassurer, de se sentir séduisants, d’avoir aussi une sorte de prise sur le temps. » Aussi consacrent-ils une bonne part de leur temps libre à des activités de remise en forme.

Ravissante quadra toute menue, Malika, à la crinière savamment méchée, a un emploi du temps aussi chargé que celui de son patron d’époux. Au programme de son marathon hebdomadaire, outre les incontournables séances chez l’esthéticienne ou le coiffeur, figurent aussi cours de fitness et parties de golf. Avec des amies, elle a même opté pour un coach à domicile qui, moyennant 50 dinars la séance (26 euros), prend soin de leur moindre relâchement musculaire. Mais paraître, c’est aussi tenir son rang. Si bien que, même pour une heure de marche ou une séance de Power Plate, Malika est toujours sur son trente et un, affichant les marques qu’il faut.

Les riches cultivent leurs muscles avec soin. Pour 1 350 dinars par an, ils ont accès aux piscines des palaces (le revenu annuel moyen en Tunisie est de 4 000 dinars, soit 2 200 euros). Ils vont transpirer, pour 600 dinars par an, dans des salles de sport branchées telles que California Gym ou Lake Club, où ils profitent d’équipements de musculation dernier cri, de cours de Pilates, d’un hammam… Mais, le fin du fin reste le golf : pour 3 500 dinars par an, la crème de Tunis compare son swing sur le green de l’hôtel Residence, à Gammarth, avant de piquer une tête dans la piscine ou de se montrer au club-house où tout le monde est bronzé, chic et en pleine forme.

Mais le sport ne fait pas tout. Et pour amortir le coût des petites retouches discrètes, Malika et ses amies font Botox commun. Certaines d’entre elles disparaissent quelques semaines au printemps, le temps d’un petit lifting ou d’une liposuccion qu’elles n’avoueront jamais. Les chirurgiens esthétiques l’ont bien compris. Ils sont nombreux à disposer de deux salles d’attente afin que les clientes ne se croisent pas.

Les hommes aussi ont recours à de petits ajustements, essentiellement les implants capillaires et la blépharoplastie (chirurgie esthétique des paupières). Quant à leurs poignées d’amour, ils préfèrent les confier aux soins d’un kinésithérapeute. « Ils viennent me voir pour des douleurs vertébrales, mais leur vraie demande porte sur des massages amincissants », confie Sonia. Son cabinet, situé dans la très chic station balnéaire de La Marsa, au nord de Tunis, ne désemplit pas.

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