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Les Etats subsahariens sortent du rail

Mis à jour le 14 septembre 2010 à 13:06

Avec 85 000 km de voies ferrées, le continent fait figure de parent pauvre du rail (2,7 km/1 000 km2, contre 400 en Europe). En Afrique subsaharienne (hors Afrique du Sud), les États se sont désengagés, confrontés aux lourds coûts d’investissements et de maintenance : la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ont délégué à Bolloré la ligne Abidjan-Ouagadougou, le Transgabonais a été confié à la Comilog, le Bénin et le Niger ont concédé le trajet Cotonou-Parakou à PIC Network. Mais la plupart des lignes sont en mauvais état et n’ont pas trouvé de modèle économique durable.

Au Maghreb et en Afrique du Sud, le rail est resté dans le giron public. Avec une classe moyenne qui peut se payer un billet de train, les projets fleurissent. L’Algérie ambitionne de passer de 3 500 à 10 000 km de voies en 2014. Le Maroc et la Tunisie, avec chacun 2 000 km, étudient la mise en place de réseaux express régionaux autour de Casablanca et de Tunis. Et le TGV Tanger-Casa (344 km) est très attendu. L’Afrique du Sud, elle, négocie avec China Railway Group pour la construction d’une ligne TGV entre Johannesburg et Durban. Le sujet a été abordé par Jacob Zuma en visite à Pékin, fin août.

Sur le continent, deux organisations complémentaires sont à l’œuvre. L’Union internationale des chemins de fer (UIC) définit les normes et diffuse les meilleures pratiques professionnelles. L’Union africaine du rail (UAR), institution de l’Union africaine, est chargée du développement des projets panafricains.