Économie

Léger sursaut d’Alger et Tripoli

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Mis à jour le 21 septembre 2010 à 14:05

Le 8 août, la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (Cosob) a donné son feu vert à l’introduction en Bourse de la société SPA Alliance assurances, qui projette de lever 1,4 milliard de dinars (environ 14,3 millions d’euros) à Alger pour financer son développement.

Si l’annonce ne va pas attirer en masse les traders de la planète, cela fait une décennie que la Place boursière d’Alger n’avait pas connu un tel événement. Les deux dernières – et uniques – introductions à Alger ont eu lieu en 2000, avec la cotation de deux entreprises publiques, la société El Aurassi (un hôtel cinq étoiles) et le groupe pharmaceutique Saidal. Elles totalisent une capitalisation de 74 millions d’euros. Dix fois moins qu’à Tunis.

En comparaison, Tripoli fait figure de Place hyperactive, avec dix sociétés cotées et une capitalisation de 2 milliards d’euros. Les autorités politiques poursuivent un programme de privatisations, notamment de banques et d’assurances, au calendrier aléatoire. Pour 2010, quatre introductions nouvelles sont annoncées : les opérateurs de téléphonie Al-Madar et Libyana, une banque, et une société sidérurgique. Toutefois, tempère un analyste tunisien, « le marché reste très imprévisible »…

L’éveil d’Alger ou de Tripoli ne ternirait en rien l’attractivité de Casa ou de Tunis. Au contraire. « Développer les Places algérienne et libyenne serait une très bonne nouvelle. Nous pourrions enfin “vendre” la région Maghreb à de gros investisseurs internationaux », note Widad Ouardi, analyste financière d’Integra Bourse, au Maroc.