Politique

KPC étranglé par la « liste noire » de l’Union européenne

Mis à jour le 24 septembre 2010 à 18:01

L’homme d’affaires guinéen Kerfalla Person Camara, alias « KPC », s’efforce d’obtenir que son nom soit retiré de la liste noire établie par l’Union européenne après les massacres du 28 septembre 2009, à Conakry.

Le PDG du groupe de BTP Guicopres ne peut en effet voyager en Europe, ses comptes au Luxembourg et en France sont bloqués, et ses fournisseurs européens ont été contraints de suspendre livraisons et paiements. Début juillet, Me Jean-Charles Tchikaya, son avocat, a intenté une action auprès du Tribunal de l’Union européenne afin d’obtenir la levée des sanctions. La Commission européenne doit présenter sa défense avant la fin de ce mois. Les sanctions pourraient cependant être levées par la Commission avant le jugement, à condition que la situation en Guinée se stabilise après le second tour de la présidentielle (s’il a lieu). Mamoudou Condé, l’ancien ministre-conseiller à la présidence, a lui aussi intenté une action en justice.