Politique

Richard Daley, maire de père en fils

Mis à jour le 22 septembre 2010 à 15:44

Il aura dirigé Chicago d’une main – très – ferme pendant vingt et un ans. Quelques mois de plus que Richard Joseph Daley,­ son vieil autocrate de père, maire de 1955 à 1976. Le 7 septembre, Richard­ Michael­ Daley a annoncé son intention de ne pas briguer un septième mandat lors des municipales de mars 2011. La maladie de son épouse, atteinte d’un cancer, a peut-être joué un rôle dans sa décision.

Souvent élu avec des majorités avoisinant 70 %, il avait ces derniers temps perdu de sa superbe : les derniers sondages ne lui accordaient guère plus de 35 % des suffrages… Avec lui, c’est toute une dynastie démocrate (l’un de ses frères fut secrétaire au Commerce sous Clinton, un autre exerce des responsabilités dans l’Illinois) qui abandonne le devant de la scène.

Irlandais, catholique et liberal (au sens américain du terme), Richard Daley a beaucoup contribué à l’apaisement des tensions raciales dans sa ville, s’est fermement opposé à la guerre en Irak et reste favorable au mariage homosexuel. Il a surtout réussi la spectaculaire reconversion de la vieille métropole industrielle du Midwest en une cité tournée vers les activités financières, culturelles et touristiques. Hélas, la tentaculaire administration qu’il dirige n’a pas toujours été épargnée par les soupçons de corruption. Plusieurs de ses collaborateurs ont même été incarcérés.

Le successeur de Daley héritera d’un déficit budgétaire abyssal : 655 millions de dollars ; ce qui ne semble pas décourager les postulants. Parmi ces derniers : Rahm Emanuel, natif de Chicago et actuel chef de cabinet du président Barack Obama.