Diplomatie

Remaniement : les états d’âme du Quai d’Orsay

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L’acuel locataire du Quai d’Orsay, Bernard Koucher, le 14 juin 2010 au Luxembourg.

L'acuel locataire du Quai d'Orsay, Bernard Koucher, le 14 juin 2010 au Luxembourg. © AFP

Même si le sort de Bernard Kouchner, le ministre français des Affaires étrangères, n’est pas encore définitivement scellé, son départ à l’occasion du remaniement ministériel de novembre est considéré comme quasi acquis par les fonctionnaires du Quai d’Orsay, lesquels ne cachent pas leurs préférences quant à l’identité de son successeur.

Pour les diplomates, le retour d’Alain Juppé serait vécu comme une divine surprise ; et la nomination de Claude Guéant comme une bonne nouvelle. Motif : ces deux personnalités seraient les seules à même de défendre le périmètre des compétences du ministère, voire de récupérer certaines de ses attributions. En revanche, les éventuelles arrivées d’Anne-Marie Idrac ou de Christine Lagarde – dont les noms sont régulièrement cités – laissent perplexes les diplomates (il est vrai volontiers misogynes) : ne se laisseront-elles pas éblouir par les ors du bureau de Vergennes ? Effet collatéral de cette période de transition : le mouvement diplomatique prévu pour début septembre (il devrait concerner une vingtaine d’ambassades à travers le monde) est reporté à décembre. Du coup, Stéphane Gompertz, le directeur Afrique, devra attendre encore avant de rejoindre son nouveau poste – qui devrait être Budapest, en Hongrie. Et il n’est pas sûr que son successeur soit, comme annoncé, Bruno Foucher : l’actuel ambassadeur au Tchad risque en effet d’être rattrapé par l’affaire de l’Arche de Zoé, dont des rebondissements judiciaires sont attendus d’ici à la fin de l’année.

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