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Cet article est issu du dossier «Tunisie : où (en) sont les femmes ?»

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Vie des partis

Néziha Zarrouk, la « permanente » du benalisme

Néziha Zarrouk est la seule femme du bureau politique du RCD, constitué en janvier 2010. © D.R.

Fidèle au benalisme, Néziha Zarrouk a occupé, dans le gouvernement et l'administration tunisienne, de hautes fonctions qui lui ont permis de défendre la cause des femmes.

Rien ne prédestinait cette professeure de langue et littérature arabes dans les lycées de Tunis aux hautes sphères de la politique. Répondant à l’appel lancé par le président Zine el-Abidine Ben Ali, le 7 novembre 1987, elle s’engage au sein du parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD).

Depuis, elle y a occupé de nombreuses fonctions de premier plan et est aujourd’hui la femme qui occupe le poste le plus élevé au sein du parti : elle est la seule femme sur les 10 membres du bureau politique du RCD constitué en janvier 2010 (elle en avait fait partie une première fois en 1995) et, depuis 2005, est la deuxième vice-présidente de la Chambre des conseillers – dont elle est membre désigné par le chef de l’État.

En vingt-trois ans, elle a dirigé l’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT), une filiale du parti, a été secrétaire nationale chargée des Affaires de la femme, puis secrétaire générale ajointe du RCD. Elle fut aussi ministre des Affaires de la femme et de la Famille (1999-2001), puis de la Formation professionnelle et de l’Emploi (2002), députée, et ambassadrice de Tunisie au Liban, jusqu’en 2005.

Discrète dans la vie quotidienne, elle est en revanche très présente dans la vie publique du pays, participant à de nombreuses manifestations politiques pour prononcer des discours et présider des conférences. Son thème de prédilection : l’ancrage dans la tradition de l’action politique chez les femmes.

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