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Cet article est issu du dossier «Tunisie : où (en) sont les femmes ?»

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Société

Maya Jribi, la mère Teresa de la politique

Maya Jribi a commencé à militer sur les bancs de la fac de biologie. © AFP

Première femme à la tête d'un parti politique, Maya Jribi, la secrétaire générale du Parti démocrate progrssiste, est une féministe affirmée.

Les femmes de caractère ne manquent pas en Tunisie. Et Maya Jribi, qui se dit elle-même « contestataire et féministe », en est une. Issue d’une famille de patriotes très politisés, cette biologiste a commencé à militer sur les bancs de l’université et au sein de la ligue de défense des droits de l’homme. À 50 ans, elle est aujourd’hui la première et seule femme à diriger un mouvement politique en Tunisie, succédant, en 2006, à Néjib Chebbi à la tête du Parti démocrate progressiste (PDP), dont elle a été l’un des fondateurs, en 1983.

L’une de ses ambitions est de « féminiser » son parti, réputé pour être le plus radical au sein de l’opposition reconnue. Qu’on l’aime ou pas, elle est de tous les dirigeants de l’opposition celui qui impressionne le plus par son verbe facile et percutant. On la compare souvent à Arlette Laguiller, la pasionaria de la gauche radicale française, mais elle préfère une autre référence, inattendue : « J’ai été marquée par le féminisme avant même d’en découvrir les principes, dit-elle. J’ai une mère très forte et j’ai appris de mes parents la rigueur, la force des convictions et le franc-parler. Mais celle qui m’a marquée quand j’étais jeune, c’est mère Teresa. Comme elle, j’aime être au service des autres. »

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