Politique

Un remaniement partiel plein de sens

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Mis à jour le 19 octobre 2010 à 17:34

Les deux ministères qui ont changé de titulaire lors du remaniement partiel du gouvernement tunisien intervenu le 12 octobre sont, certes, essentiellement techniques. Mais le timing de ces changements – au moment où les ministres s’apprêtent à défendre leur budget lors des prochains débats annuels au Parlement – ne laisse d’intriguer. L’explication la plus plausible est que le retour de Zouheïr M’Dhaffar comme ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Fonction publique et du Développement administratif, poste qu’il avait quitté il y a dix mois, répond à une nécessité. Au moment où se multiplient les appels au président Zine el-Abidine Ben Ali pour qu’il brigue un sixième mandat à l’élection présidentielle de 2014, les compétences de ce spécialiste de droit constitutionnel ne seront en effet pas de trop pour introduire les aménagements nécessaires. Ancien président du Conseil constitutionnel (1992-1995), Zouheïr M’Dhaffar, 61 ans, a été associé de près à tout ce qui touche aux institutions depuis près de vingt ans.

C’est Foued Daghfous qui lui succède à la tête du ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières, où, là aussi, le besoin urgent d’un spécialiste s’est fait sentir, alors que plusieurs dossiers fonciers liés à des investissements étrangers sont sur le tapis. Foued Daghfous, un commis de l’État âgé de 46 ans, a eu en effet à gérer des questions similaires à Sousse et à Hergla, avant de devenir, en 2005, conseiller présidentiel pour les grands projets.