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Cet article est issu du dossier «Mali : en route pour 2012»

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Politique

L’école en voie de guérision ?

| Par Jeune Afrique
Un écolier de la région de Koulikoro.

Un écolier de la région de Koulikoro. © OLIVIER EPRON

Depuis le Forum national de l’éducation en 2008, les bases d’une concertation permanente ont été mises en place pour sortir l’école malienne d’une longue situation de crise.

Le Mali a, de tout temps, eu mal à son école. La situation s’est aggravée depuis la révolution de mars 1991 qui a emporté le régime de Moussa Traoré. L’ère démocratique fut propice à la revendication syndicale, d’autant que, au milieu des années 1990, le plan d’ajustement structurel du Fonds monétaire international (FMI) a accentué le mal-être des enseignants, fragilisé leur statut et fortement réduit leur pouvoir d’achat. Résultat : une lente dégradation de la qualité de l’enseignement, des années scolaires mises en péril par la multiplication des grèves et débrayages à tous les échelons, du primaire au supérieur.

En décembre 2008, sur instruction du président ATT, le Premier ministre Modibo Sidibé organisa le Forum national de l’éducation, qui réunit tous les acteurs du secteur, avec la participation du monde économique et de la société civile. Depuis, des réunions périodiques regroupent les partenaires du dialogue autour de l’école. La pluralité des interlocuteurs syndicaux est réglée par la mise en place de regroupements : la Fédération de l’éducation nationale (FEN) pour le primaire, la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (Coses) et la Fédération de l’éducation nationale, des sports, des arts, de la recherche et de la culture (Fenarec) pour le supérieur et la recherche.

Outre la satisfaction de certaines revendications salariales (hausse de 5 % des revenus de la fonction publique, revalorisations salariales de 7 000 F CFA [10,70 euros] pour les 32 500 instituteurs et de 10 000 F CFA pour les 7 000 professeurs de lycée), les syndicats ont pu obtenir l’intégration des enseignants contractuels et, surtout, la création du Conseil supérieur de l’éducation, un cadre de dialogue permanent. Ces dispositions n’ont certes pas aplani tous les problèmes de l’école malienne, mais elles ont contribué à apaiser les menaces d’année blanche qui planaient sur chaque rentrée scolaire.

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