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Cet article est issu du dossier «Mali : en route pour 2012»

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Vie des partis

Les coulisses de la succession d’ATT

| Par Jeune Afrique
Les nombreux militants et sympathisants venus assister au lancement du PDES, le 17 juillet.

Les nombreux militants et sympathisants venus assister au lancement du PDES, le 17 juillet. © www.pdesmali.net

En donnant son aval pour la création du Parti pour le développement économique et social, le président Amadou Toumani Touré semble vouloir peser de tout son poids dans sa succession.

Le président Amadou Toumani Touré (ATT) a longtemps posé son veto quant à l’idée de créer un parti se réclamant de son action. Il a fini par donner sa bénédiction à son ministre de l’Équipement et des Transports, Hamed Diané Séméga, qui a officiellement transformé le Mouvement citoyen (MC, organisation des comités de soutien à l’action présidentielle) en Parti pour le développement économique et social (PDES), dont l’acronyme ressemble étrangement à celui du programme présidentiel.

Le PDES est un bébé né avec des moustaches. À peine agréé par l’administration, il revendique 17 députés, élus en tant qu’indépendants, nombre qui lui permet de disposer d’un groupe parlementaire et de postes stratégiques au sein du bureau de l’hémicycle. Autre fait marquant : le PDES éjecte du podium des trois premières forces politiques maliennes le Rassemblement pour le Mali (RPM, d’Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK) et ses 11 députés.

L’entrée en jeu du PDES signifie que le président ATT veut peser dans sa succession. Le nouveau parti, animé par des personnalités de premier plan, dont l’ancien ministre et grand argentier de la campagne électorale d’ATT en 2002 et 2007, Ousmane Thiam, devient donc l’instrument politique dont le chef de l’État s’est passé tout au long de sa longue carrière. Tous ceux qui ont prétendu que, en attendant l’issue de son dernier mandat, ATT ne serait plus qu’un président de la République en sursis, donc sans réelle influence, se mordent déjà les doigts. Les prétendants au palais de Koulouba devront faire avec lui. Au-delà de son refus d’aborder publiquement la question de sa succession. 

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