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Algérie : détours vers le futur

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Société

Une jeunesse algéroise plus solidaire et plus généreuse

À travers un réseau associatif très actif, les jeunes Algérois contribuent à leur manière aux activités culturelles et sociales qui rythment la vie de la capitale.

Mis à jour le 11 novembre 2010 à 17:19

Des quartiers populaires à Hydra, sur les hauteurs d’Alger où siègent de nombreuses ambassades, les jeunes veulent se rendre utiles. À l’hôpital Mustapha, les étudiants de l’association Le Souk accueillent les enfants malades dans un petit local. Une cinquantaine de jeunes organisent pour eux des sorties dans le pays ou à l’étranger, des collectes et des grandes fêtes. En parallèle, ils mènent des campagnes de sensibilisation.

 

 

« Pendant quelques jours, on s’est déplacés dans une wilaya pour parler du sida avec les jeunes, raconte Ahcène, 25 ans, étudiant en sociologie, tee-shirt à la mode et barbe épaisse. C’est plus facile pour nous de briser ce tabou que pour une institution ou un médecin. » Prochaine campagne au programme : la violence contre les femmes. « Si les autorités n’y parviennent pas, nous, nous pouvons connecter les jeunes entre eux », ajoute Farid, 24 ans.

 

 

À quelques kilomètres à peine, à Bab el-Oued, c’est la même volonté de pallier les carences des officiels qui anime les membres de SOS Culture. « L’État a fait beaucoup pour les jeunes, mais ce n’est pas suffisant, estime Nasser, le directeur. Nous sommes la seule association culturelle d’un quartier qui compte peut-être 80 000 habitants. » Promotion des groupes de musique, soutien scolaire, cinéclubs… Ici, les 70 membres actifs prêtent main-forte aux projets de leurs pairs. « Les jeunes d’ici n’ont pas grand-chose, mais dès qu’on a besoin d’eux, ils répondent présent », conclut Nasser.

 

 

Un peu plus âgés, un peu plus à l’aise financièrement, les membres du Rotaract Alger La Baie, filiale du club Rotary International, mènent aussi des actions de charité. Réunis initialement pour promouvoir le leadership chez les jeunes, ils organisent des soirées caritatives au profit des nomades ou de familles défavorisées pendant le ramadan. « Ça fait du bien de faire du bien », résume Naila, céramiste et membre du club.