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Cet article est issu du dossier «Formation : les Africains premiers de la classe pour la mobilité»

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Société

Sécurité alimentaire, la filière à la mode

Basé au centre international d’études supé­rieures en sciences agronomiques (SupAgro) de Montpellier, en France, l’Institut des régions chaudes (IRC) ouvrira en 2011 un master spécialisé (après un master bac +5) « Innovations et politiques pour une alimentation ­durable ».

L’IRC, qui accueille déjà une soixantaine d’étudiants africains (sur un effectif de 226 cette année), suit au plus près les préoccupations du moment. « La notion de sécurité alimentaire booste nos formations », note Fabrice Dreyfus, son directeur. Les enseignements proposés abordent la problématique de la production agricole, ainsi que celle de la transformation des matières premières, un chaînon qui manque cruellement sur le continent.

« La prise de conscience des États se traduit aussi par le lancement de nouveaux cursus sur place, poursuit Fabrice Dreyfus. Nous sommes très sollicités pour notre expertise. » Au fil du temps, l’IRC est notamment devenu partenaire des universités de Thiès (Sénégal), de Ouagadougou (Burkina), ou d’Abdou Moumouni (Niger).

Universités, ministères, agriculteurs… la demande ex­plose et le profil des demandeurs est large. L’institut accueille ainsi trois types de public. Des professionnels en provenance de la fonction publique, qui ont entre quatre et dix ans d’expérience et viennent suivre des cursus courts, de trois semaines ou de un mois ; des professionnels du secteur privé, qui peuvent justifier d’une expérience de quatre ou cinq ans ; des jeunes inexpérimentés, « que l’on retrouve bien souvent en diplôme d’ingénieur », constate le directeur.

Profils bac +5

Le nouveau master (équivalent d’un Master of Business Administration, MBA) proposé à partir de 2011 s’adressera, lui, à des profils bac +5 qui souhaitent se spécialiser dans les politiques de développement de l’alimentation durable et de la sécurité alimentaire. « Nous visons des cadres agissant dans les arènes internationales et qui seront capables d’élaborer et de défendre la politique d’innovation de leur employeur à l’international, précise Fabrice Dreyfus. Car c’est au niveau international que se négocient les normes et les certifications. »

Comment réorganiser les filières au niveau local et régional afin de diminuer la dépendance aux marchés inter­nationaux ? Une équation difficile et une question cruciale en ces temps de mondialisation, auxquelles le cursus tentera d’apporter des éléments de réponse.

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