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Cet article est issu du dossier «Ciel africain : les compagnies en ordre de bataille»

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Cheikh T. Camara : « Certaines autorités ne reconnaissent pas Asky comme une compagnie régionale »

Cheikh Tidiane Camara, PDG du cabinet Ectar.

Cheikh Tidiane Camara, PDG du cabinet Ectar. © D.R.

Le PDG du cabinet de conseil Ectar, Cheikh Tidiane Camara, a analysé pour Jeune Afrique la situation dans le secteur aérien africain. Interview.

Jeune Afrique : La coentreprise annoncée par Ethiopian, South African Airways et Egyptair peut-elle être efficace face à la concurrence ?

Cheikh Tidiane Camara : Je ne crois pas que la motivation de ces trois compagnies soit autre que celle de satisfaire les besoins stratégiques de Star Alliance, à laquelle elles appartiennent. C’est-à-dire assurer au mieux la couverture du marché africain par ce groupement mondial. Cela dit, ces compagnies africaines y trouveront, je l’espère, leur compte.

On prône la coopération entre compagnies africaines, mais le togolais Asky peine à obtenir les droits de trafic dans certains pays…

Plusieurs raisons expliquent ces blocages. Outre la volonté, illusoire, des pays d’avoir leur propre compagnie nationale, certaines autorités ­aéronautiques ouest-africaines ne reconnaissent pas Asky comme une compagnie régionale. Elles considèrent qu’elle est dans les faits une filiale d’Ethiopian Airlines, qui appartient exclusivement à l’État éthiopien et à la sous-région Est. Asky ne pourrait donc se développer que dans un cadre strictement défini par Ethiopian. Conséquence, elle a difficilement droit aux privilèges d’une compagnie régionale telle que voulue par les chefs d’État ouest-africains. Toutefois, Asky finira par avoir raison de ces blocages avec la décision de Yamoussoukro portant sur la libéralisation du ciel africain.

Un échec tel que celui de la Royal Air Maroc avec Air Sénégal International est-il envisageable entre Ethiopian et Asky ?

Il n’y a pas de risque tant que le schéma actuel perdurera. Car Asky est une compagnie privée de droit togolais et ne devrait a priori subir des pressions d’aucun gouvernement. Tant qu’elle s’adossera à Ethiopian, elle pourra envisager une certaine pérennité, le temps qu’elle puisse s’émanciper, si tel est son objectif.

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