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Cet article est issu du dossier «Ciel africain : les compagnies en ordre de bataille»

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Sécurité

Aéroport d’Abidjan : en attendant la certification américaine

| Par Jeune Afrique

L’aéroport d’Abidjan mise sur des liaisons directes outre-Atlantique pour concurrencer son voisin ghanéen. Mais la Côte d’Ivoire, qui attend depuis dix ans la certification des Etats-Unis, n’est pas complètement arrivé au bout de ses peines.

C’est un feuilleton qui n’en finit pas, au grand dam des usagers ivoiriens. Depuis près de dix ans, l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan Port-Bouët n’en finit pas de rechercher la certification américaine qui doit permettre aux compagnies aériennes d’effectuer des vols directs vers les aéroports des États-Unis. Depuis près de dix ans, l’Autorité nationale de l’aviation civile (Anac) ne parvient pas à convaincre sur sa capacité à respecter un certain nombre de normes de sécurité, malgré les nombreux programmes de mise à niveau engagés.

« On n’est pas loin de la certification. Ce que nous avons déjà fait est titanesque par rapport à ce qui reste à faire. En termes d’infrastructures, d’équipements, de services et de dispositions réglementaires, on a comblé beaucoup de vides », assurait il y a peu son directeur général, Jean Kouassi Abonouan. Qui prévoit l’obtention du fameux sésame d’ici à janvier prochain. À condition que les « facteurs humains », c’est-à-dire l’indiscipline des usagers et des porteurs de bagages, soient maîtrisés.

Nouveau souffle

Si la Côte d’Ivoire fait de cette certification américaine un enjeu national, c’est parce que l’aéroport d’Abidjan, administré par Aeria, société liée à la chambre de commerce et d’industrie de Marseille, veut se poser, à l’image de son homologue d’Accra, comme un hub ouest-africain. Jusqu’à présent, son champ d’action reste limité. Une vingtaine de compagnies passent par Port-Bouët et mènent leurs passagers à trente-cinq destinations dans le monde. Qui se limitent pour l’instant à l’Afrique et à certains pays d’Europe et du Moyen-Orient.

La « conquête » du pays de l’Oncle Sam et la stabilité retrouvée après le processus électoral pourraient donner un nouveau souffle à une plateforme qui a déjà réussi à s’imposer comme lieu de regroupement de passagers ouest-africains à destination de l’Europe.

Avant de « conquérir » l’Amérique, et de tirer les dividendes de la paix retrouvée, l’aéroport d’Abidjan tente de consolider ses acquis en menant un certain nombre de chantiers. Notamment la construction d’aérogares spécialisées dans le fret et le transport des pèlerins se rendant à La Mecque. L’ouverture de l’hôtel Onomo, complexe de 118 chambres dans le périmètre aéroportuaire, prévue en 2011, pourrait également être un argument pour attirer les voyageurs en transit. 

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