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France – Maghreb : voyage au coeur des réseaux

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Sonatrach et ses officiers traitants

Mis à jour le 8 décembre 2010 à 18:17

Troisième fournisseur de gaz de la France, l’Algérien Sonatrach est un élément crucial de la stratégie d’approvisionnement énergétique de Paris.

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Il n’est pas étonnant que les relations contractuelles avec GDF Suez, dirigé par Gérard Mestrallet, soient marquées du sceau du secret. Lors d’une renégociation de contrat de long terme (vingt ans ou plus), le premier contact se fait bien souvent au travers d’une visite d’État. Au cœur des discussions : le vice-président de GDF Suez Jean-François Cirelli – ancien directeur adjoint du cabinet du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. À la manœuvre aussi, Denis Simonneau, conseiller diplomatique et directeur des relations internationales du groupe français – il a été directeur adjoint de cabinet du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner. Jean-Marie Dauger, directeur de la branche Global Gaz & GNL, est chargé de finaliser la transaction et de négocier le bon prix, avec ses deux adjoints, Édouard Sauvage et Didier Holleaux. Le rôle est inversé pour le pétrolier Total. Sonatrach lui achète le gaz extrait de ses puits. La première entreprise française est par ailleurs partenaire de la première entreprise algérienne, tant pour l’exploration et la production que pour d’autres projets industriels, comme le futur complexe pétrochimique d’Arzew. Les visites régulières du PDG Christophe de Margerie à Alger sont suivies de relations entretenues par son directeur chargé de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, Jean-François Arrighi de Casanova – de l’équipe du directeur Afrique, Jacques Marraud des Grottes –, avec le directeur de la filiale algérienne de Total, François Badoual.