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De l’aide pour les pays pauvres

L’ONU veut réunir 17 milliards de dollars par an (12,7 milliards d’euros) d’ici à 2030 pour défendre les pays très pauvres contre le réchauffement climatique.

Mis à jour le 15 décembre 2010 à 12:58

C’est la proposition choc avancée par le rapport « Vers une nouvelle architecture internationale du développement pour les pays les moins avancés (PMA) », publié le 25 novembre par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Cette somme doit aider les 49 pays les plus pauvres (dont 35 en Afrique).

Ces pays sont très fragiles face aux phénomènes météorologiques extrêmes, qui ont été multipliés par cinq entre 2000 et 2010 par rapport à la décennie précédente. Les dégâts sont chiffrés pour cette période à 14,1 milliards de dollars. Si rien n’est fait, une augmentation de 1 °C des températures mondiales moyennes se traduira par un recul de deux à trois points de la croissance annuelle du PIB de ces PMA.

Pour l’instant, les donateurs ne sont pas généreux : 22 d’entre eux ont annoncé en mai qu’ils contribueraient pour 221,5 millions de dollars au Fonds pour l’environnement mondial (FEM) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Le total versé à ce jour est de 169,1 millions de dollars, montant « insuffisant pour répondre aux besoins d’adaptation des PMA », estime la Cnuced. On est loin des 17 milliards de dollars que l’ONU juge nécessaires pour protéger les infrastructures (routes, lignes électriques, réseaux d’évacuation…) contre le réchauffement, pour améliorer les moyens de lutte contre la sécheresse ou les inondations (barrages, digues, canaux…) et pour aider les populations à faire face aux urgences créées par les phénomènes météorologiques.