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Cet article est issu du dossier «Investir au Maroc pour investir en Afrique»

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Politique

Décentralisation : les spécialités régionales

La filiale du japonais Yazaki emploie 2 800 personnes sur la zone franche de Tanger.

La filiale du japonais Yazaki emploie 2 800 personnes sur la zone franche de Tanger. © Vincent Fournier/J.A.

Le plan de régionalisation doit permettre à chaque territoire de développer son économie autour de pôles sectoriels. Un enjeu de taille pour les collectivités locales.

Trop souvent, le projet de régionalisation avancée, voulu et annoncé par le roi Mohammed VI en janvier 2010, est appréhendé du point de vue strictement politique. Or le roi a été très clair à cet égard, ce projet de règne ne pourra être considéré comme réussi que s’il permet de valoriser le potentiel économique de chaque territoire, en tenant compte de ses ressources financières, naturelles ou humaines. La commission qui planche sur le projet compte d’ailleurs en son sein d’éminents économistes et des profils plus financiers, comme le gouverneur de la Banque centrale, Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri.

Preuve que la décentralisation est en marche, tous les plans sectoriels (agriculture, énergie, industrie, pêche, tourisme…), même s’ils restent définis par l’État, disposent aujourd’hui d’une déclinaison régionale.

Offres territoriales spécifiques

L’objectif est de construire des offres territoriales spécifiques et plus lisibles pour les investisseurs nationaux et étrangers. Chaque région aura ses spécialités, en fonction de sa position géographique, de ses richesses naturelles et de ses caractéristiques socio­démographiques. Pour le professeur d’université Ahmed Bouachik, « la régionalisation va créer des pôles de compétitivité sur tout le territoire. C’est déjà le cas de Tanger-Tétouan, du Grand Casablanca, de Fès-Meknès et bientôt d’Agadir ou du Sahara. En leur donnant davantage de moyens et de compétences juridiques, on va voir émerger des régions plus solides et plus développées ».

Dans le Nord, région de Tanger-Tétouan, on s’achemine vers une spécialisation logistique, automobile et textile avec, comme moteur, le port de Tanger-Med. Rabat-Zemmour-Salé, longtemps confiné au rôle de région politique et administrative, sera dédié aux technologies de pointe… Mais c’est dans les territoires les plus isolés et ceux qui accusent un retard de développement que le plan de régionalisation pourrait le plus changer la donne, en définissant enfin une stratégie de développement adaptée.

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