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La région de l’Oriental drague les PME européennes

Mis à jour le 21 décembre 2010 à 10:33

Moins en vue que Casablanca et Tanger, la région de l’Oriental, située le long de la frontière algérienne, dans le nord du pays, mise sur les PME européennes plutôt que sur les grands groupes. « Les grandes entreprises internationales, comme l’hôtelier français Accor, exigent une exclusivité sur le marché local que nous ne pouvons offrir. Les PME sont plus sensibles à l’accompagnement humain et financier et acceptent la concurrence », explique Mohamed Mbarki, directeur de l’Agence de l’Oriental.

Pour séduire, la région met en avant ses infra­structures, qui ont nécessité 4,1 milliards d’euros d’investissements en trois ans : l’autoroute Fès-Oujda, la voie ferrée Taourirt-Nador, l’agrandissement de l’aéroport d’Oujda et la plateforme logistique portuaire de Nador. Un fonds d’investissement régional doté de 26,6 millions d’euros appuie par ailleurs les PME qui s’installent, en y prenant des participations allant de 1 million à 30 millions de dirhams (soit de 90 000 à plus de 2,5 millions d’euros).

Les secteurs clés de la région restent le tourisme (avec l’aménagement de la lagune de Marchica) et l’agroalimentaire. Mais l’Oriental souhaite aussi, en s’appuyant sur le projet éolien de Taza, accueillir des entreprises actives dans les énergies renouvelables, notamment au sein de la technopole d’Oujda. La région table également sur l’installation d’entreprises par des Marocains résidant à l’étranger (MRE), dont 30 % sont originaires de l’Oriental.