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Investir au Maroc pour investir en Afrique

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Abdou Diop, le grand frère sénégalais

Le sénégalais Abdou Diop, qui vit depuis plus d’une vingtaine d’années au Maroc, est aujourd’hui le directeur associé du cabinet Mazars Masnaoui.

Mis à jour le 21 décembre 2010 à 10:35

Dans son pays d’origine, le Sénégal, Abdou Diop se fait appeler « le Marocain ». © Vincent Fournier/J.A.

« Au Sénégal, on m’appelle le Marocain », s’amuse Abdou Diop, 40 ans, président de l’Association des ressortissants sénégalais résidant au Maroc (Arserem). Ce fils d’ambassadeur a beaucoup voyagé (Inde, Australie…) en suivant son père, mais c’est au Maroc, il vit depuis l’âge de 16 ans, qu’il s’est senti le plus à l’aise.

Expert-comptable diplômé de l’Institut supérieur de commerce et d’administration des entreprises (ISCAE) de Casablanca, il a gravi tous les échelons au sein de Mazars Masnaoui, cabinet d’audit, de conseil et de services aux entreprises – intégré au réseau international Mazars. Il y entre comme stagiaire en 1992 et est nommé responsable du bureau de Rabat quatre ans plus tard, avant de devenir l’un des trois associés dirigeants du cabinet, en 1999.

Passionné par l’essor des liens économiques entre son pays natal et son pays d’adoption, Abdou Diop conseille les groupes marocains dans leurs implantations subsahariennes. « À la fin des années 1990, j’ai hésité à rentrer au Sénégal et je suis finalement resté, confie-t-il. Au Maroc, je me sens à ma place, tant dans mes activités professionnelles aux côtés des chefs d’entreprise marocains que dans mes activités associatives auprès de mes compatriotes. »