Économie

Les dégâts du couvre-feu

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Mis à jour le 20 décembre 2010 à 08:30

Mis à part au Golf hôtel, QG d’Alassane Ouattara et de son gouvernement, et aux Pulman, Ibis, Novotel et surtout Tiama, tous sur le Plateau, qui hébergent autour de 200 journalistes, les hôteliers d’Abidjan font triste mine. Tous les touristes ne rempliraient pas un établissement et seuls quelques Ivoiriens qui ont quitté l’intérieur du pays ont cherché un refuge provisoire dans l’un des hôtels de la capitale. « Le taux d’occupation doit tourner aux alentours de 30 % », déplore un hôtelier.

Les rues se vident. Par souci de sécurité et pour permettre à leurs salariés de rentrer plus tôt chez eux, les banques ferment leurs bureaux à 13 heures. Une décision qui n’arrange pas les affaires des épiciers et des vendeurs de beignets sur les marchés. Sans oublier les restaurateurs, pénalisés par le couvre-feu qui tombe à 22 heures. « On se retrouve le soir chez les uns ou les autres pour s’amuser », confie un noctambule d’Abidjan.