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2011, l’Afrique aux urnes

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Madagascar : et si jamais elle finissait par se tenir ?

Mis à jour le 7 janvier 2011 à 17:06

Attendue depuis la prise du pouvoir par Andry Rajoelina en mars 2009, l’élection présidentielle, présentée comme la dernière étape pour en finir avec la transition, est annoncée pour mai ou juin 2011 – après des législatives en mars. Cette date, inscrite dans l’accord politique du 11 août 2010 signé par une centaine de partis, sera-t-elle une nouvelle fois repoussée ? Rajoelina, renforcé par sa victoire lors du référendum du 17 novembre et engagé dans une voie « malgacho-malgache », semble décidé à ne plus perdre de temps. S’il est candidat comme il paraît en avoir pris le chemin, il a de fortes chances de l’emporter, mais la communauté internationale ne reconnaîtrait pas l’élection, et l’opposition, aujourd’hui décapitée, pourrait retrouver le chemin de la rue. Les outsiders – la plupart sont des quinquagénaires qui ont fait leurs armes auprès des anciens présidents – ne manquent pas. À l’inverse, Marc Ravalomanana, exilé en Afrique du Sud, et Didier Ratsiraka, toujours à Paris, semblent hors jeu.