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2011, l’Afrique aux urnes

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Bénin : Boni Yayi joue la montre

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Mis à jour le 7 janvier 2011 à 16:40

L’élection présidentielle béninoise aura lieu en mars.

Des candidatures supposées mais non déclarées, un calendrier encore incertain et un fichier électoral toujours en cours d’élaboration… Les Béninois vont être soumis à rude épreuve à l’approche des élections présidentielle et législatives prévues en mars 2011.

Sur les trois candidats « taille patron », seul l’opposant Adrien Houngbédji a pris les devants. Désigné par la coalition de l’opposition, l’Union fait la nation (Un), il a été investi à Cotonou le 18 décembre et commence à dérouler ses thèmes de campagne, dont un pilonnage en règle du bilan du président sortant, Boni Yayi. Depuis Lomé, Abdoulaye Bio-Tchané n’est pas officiellement en piste, mais l’actuel président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) entretient un faux suspense, le temps d’ajuster son état-major et d’affiner sa stratégie pour ne pas être le « troisième homme » sorti des urnes. Priorité sera donnée au redressement économique et à la jeunesse. Quant au chef de l’État, sa volonté de rempiler est si évidente qu’elle l’exonère de toute précipitation. À défaut d’une majorité stable à l’Assemblée nationale, le gouvernement – avec des ministres chargés de porter la bonne parole dans leur fief – travaille pour lui. Le temps aussi. Affaibli par le scandale financier des ICC dans lequel des milliers d’épargnants ont perdu leurs économies et en difficulté sur la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), en cours d’élaboration mais dénoncée par l’opposition, Boni Yayi préfère sans doute attendre un ciel plus clément. De quoi envisager un report des scrutins ?