Politique

Les phosphates, un levier d’intégration régionale

Si les phosphates sont un instrument de pression pour les militants pro-Polisario, ils pourraient aussi devenir un puissant levier de l’intégration maghrébine.

Mis à jour le 11 janvier 2011 à 09:07

« Nous regardons les projets algériens d’un œil très favorable, confiait le patron de l’OCP, Mustapha Terrab, à J.A. en 2008. Nous sommes dans des configurations différentes et complémentaires. Les engrais sont constitués de phosphates et d’ammoniaque, qui est un dérivé du gaz. Les Algériens ont ce dont nous ne disposons pas, et inversement. C’est pourquoi je pense à un Maghreb des phosphates et de l’énergie. »

Pour Francis Ghilès, du Centre d’études internationales de Barcelone (Cidob), « un partenariat entre Sonatrach, qui joue un rôle central dans l’industrie pétrolière nationale, et l’OCP pourrait faire du Maghreb la base de production d’engrais la plus compétitive du monde, entraînant dans son sillage de nombreuses entreprises de sous-traitance et des investisseurs des cinq continents, sans compter un nombre incalculable d’emplois ».