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Défense

WikiLeaks : Bamako sur la sellette

Amadou Toumani Touré est embarrassé par les dernières révélations de WikiLeaks.

Amadou Toumani Touré est embarrassé par les dernières révélations de WikiLeaks. © AFP

Des câbles diplomatiques publiés par wikiLeaks ont fait resurgir une affaire de drogue que le Mali aurait préféré oublier : le « Boeing de la coke », cet avion chargé de drogue qui s’est écrasé dans des circonstances troubles dans le nord-est du pays il y a plus d’un an.

À Bamako, 2011 aurait pu mieux commencer. Fin décembre déjà, le président Amadou Toumani Touré (ATT) réagissait aux propos sévères tenus par des diplomates américains – propos dont WikiLeaks s’était fait l’écho. À ceux qui qualifiaient les militaires maliens d’amateurs, ATT rétorquait : « Cette armée est bonne. Que ceux qui ne le croient pas viennent s’y frotter ! » Mais début janvier, le Mali s’imposait à nouveau – et bien malgré lui – dans les colonnes de la presse étrangère. S’appuyant une nouvelle fois sur des câbles de WikiLeaks, le quotidien français Le Monde affirme que le pays est « un carrefour en devenir du trafic de drogue » et que le vol d’« Air Cocaïne » (surnom donné à un Boeing 727 qui transportait de la drogue et dont la carcasse incendiée a été retrouvée dans le nord-est du pays en novembre 2009) a bénéficié d’une « protection en haut lieu ». Selon Le Monde, l’aviation civile malienne s’était notamment vu interdire d’enquêter sur le crash.

Des révélations embarrassantes auxquelles ATT – bien qu’agacé – s’est gardé de réagir officiellement lors de la présentation de ses vœux aux diplomates en poste à Bamako. Mais en aparté, ATT a affirmé que « cela fait plus d’un an [qu’il] demande que les pays qui le peuvent [lui] transmettent les informations à leur disposition sur le Boeing ». Au Monde, qui affirme aussi qu’un suspect dans un crime lié à « Air Cocaïne » s’est évadé, Kolon Coulibaly, spécialiste de la lutte contre le crime organisé auprès du ministère malien de la Justice, répond : « C’est faux ! Le prisonnier est encore à la maison d’arrêt. » 

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