Société

Bonne conduite

Mis à jour le 25 janvier 2011 à 16:11

« Cette année, pour le nouvel an, je ne suis pas sorti de chez moi. Il y avait des barrages de police partout, pour contrôler la vitesse et l’alcoolémie des automobilistes. Ça ne rigole plus ! », confie Hicham, un jeune consultant casablancais. Karim Ghellab, ministre marocain de l’Équipement et des Transports, peut se réjouir. Après une année 2010 très difficile pour l’istiqlalien, les premiers effets de son nouveau code de la route, promulgué le 1er octobre, se font déjà sentir.

Le 4 janvier, en réponse à une question orale à la Chambre des conseillers, le ministre a présenté avec satisfaction les premiers chiffres de la sécurité routière. En novembre 2010, on a enregistré 4 888 accidents, qui ont causé la mort de 278 personnes (respectivement – 21,34 % et – 18,48 % par rapport à la même période de l’année 2009). Selon le ministère, 3 858 accidents ont été évités entre octobre et novembre, ce qui a permis de sauver quelque 200 vies.

Cette baisse est d’autant plus satisfaisante qu’elle n’est pas imputable à la seule peur du gendarme. Alors qu’en 2009 les autorités délivraient jusqu’à 100 000 procès-verbaux par mois, seulement 59 383 infractions ont été notifiées en novembre 2010. Un recul qui s’explique par les retards dans la livraison de nouveaux radars portatifs au personnel de police. Si les Marocains se comportent un peu mieux sur la route, l’année 2011 commence néanmoins sous le signe de la tolérance zéro. À l’avenir, les contrôles de vitesse devraient s’intensifier et l’alcool au volant sera durement réprimé.