Culture

De Bamako à la Havane

| Par Jeune Afrique

C’est à la fois l’histoire d’un rebond et d’une revanche. La continuité d’une « success story » qui a permis à la musique cubaine de faire mouche au-delà de toute espérance en Europe, et le rêve réalisé de deux musiciens maliens.

Projet discographique réunissant en 1996 un « all stars » cubain et le guitariste américain Ry Cooder, Buena Vista Social Club a connu un succès phénoménal (près de 9 millions d’albums vendus). Au départ, il s’agissait de réunir des musiciens de Cuba et du Mali. L’enregistrement à La Havane s’est finalement fait sans Africains, faute de visas. Depuis, Bassekou Kouyaté, formidable joueur de luth ngoni, et Djelimady ­Tounkara, le guitariste leader du Super Rail Band de Bamako, ne cessaient de solliciter Nick Gold, le producteur anglais de Buena Vista, pour qu’il ressuscite le projet initial mort-né. Le gaillard a fini par céder.

Est ainsi arrivé Afrocubism, une belle rencontre musicale entre l’Afrique et Cuba, avec la participation des deux tenaces, mais aussi de Toumani Diabaté, Kassé Mady Diabaté, Lassana Diabaté, et Eliades Ochoa en compagnie de son groupe Cuarteto Patria. À travers ce tissage transatlantique renaît la vieille amitié entre La Havane et Bamako, née à l’époque de l’indépendance du Mali, quand le président Modibo Keita avait envoyé de jeunes Maliens se former musicalement à Cuba, où ils monteront, en 1965, le groupe Las Maravillas de Mali.

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