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Cet article est issu du dossier «Tunisie : les secrets d'une révolution»

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Politique

Révolution tunisienne : des symboles et des héros

Mohamed Ben Kilani, Slim Amamou, et un jeune blessé par les policiers, trois révolutionnaires.

Mohamed Ben Kilani, Slim Amamou, et un jeune blessé par les policiers, trois révolutionnaires. © Nicolas Fauqué

Révolution du jasmin

Les révolutions ont souvent de doux qualificatifs, mais « la révolution du jasmin » ne sied pas aux Tunisiens. Le jasmin, fleur emblématique du pays, suggère une douceur de vivre et une délicatesse qui contrastent avec la violence qu’ont subie les Tunisiens.

Le martyr

Mohamed Bouazizi s’est immolé par le feu, le 17 décembre à Sidi Bouzid. Son geste a déclenché le tsunami de protestation populaire qui a balayé la maison Ben Ali. « Adresse tes reproches à notre époque, pas à moi », ont été ses dernières paroles, destinées à sa mère.

"Dégage !"

C’est le message unanime adressé par les réseaux sociaux à Zine el-Abidine Ben ali après son discours pathétique du 13 janvier. Et le mot d’ordre scandé par des milliers de manifestants le 14 janvier. « Il aurait voulu qu’on le croie encore, dit ce jeune chômeur, mais il nous a tellement menti. »

Commandant courage

En refusant d’embarquer à bord d’un vol Tunisair à destination de Lyon des membres de la famille Trabelsi, Mohamed Ben Kilani, 37 ans, a marqué les esprits. « J’ai fait mon devoir en tant que Tunisien, explique-t-il. J’avais l’aval implicite de l’équipage ; c’était une manière de participer au mouvement populaire général. »

Souveraineté populaire

« Trop, cest trop, se justifie Abir, une jeune étudiante de Kasserine. On ne pouvait plus accepter, en plus de la misère, le mépris et l’arrogance. Ce qu’on a fait est résumé par deux vers de notre hymne national : " Quand le peuple aspire à vivre / Le destin se doit de répondre ! Les ténèbres se dissiperont ! Et les chaînes se briseront !"  Nous sommes un peuple qui s’est réapproprié sa patrie. »

Cyberlibérateurs

Slim Amamou et Aziz Amami, blogueurs influents, ont eu la peau d’« Ammar 404 », nom personnifiant la censure du web. Après son incarcération début janvier, Amamou a été nommé secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports.

 

 

 

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