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L’Afrique pulvérise ses records

Mis à jour le 2 février 2011 à 16:33

Sunil Mittal, président de Bharti Airtel, à New Delhi en juin 2010. © Reuters

L’intérêt des multinationales pour l’Afrique ne faiblit pas. Au contraire. En 2010, selon les statistiques de l’agence internationale Thomson Reuters, les opérations de fusions-acquisitions ont doublé en valeur sur un an, pour atteindre le niveau record de 44 milliards de dollars (33 milliards d’euros). Ce chiffre vient confirmer la tendance déjà notée au premier semestre : la hausse était déjà de près de 100 % sur un an, à quelque 20 milliards de dollars. Premier bénéficiaire : l’Afrique du Sud, qui a attiré le plus grand nombre d’investisseurs étrangers ; mais le Nigeria est également l’un des marchés les plus prospectés au sud du Sahara.

La plus grande opération de l’année reste le rachat des actifs africains du groupe de télécoms koweïtien Zain par l’indien Bharti Airtel, pour un montant de 10,7 milliards de dollars. Vient ensuite l’acquisition du groupe sud-africain Dimension Data (spécialisé dans les technologies de l’information), pour un montant total de 3 milliards de dollars, par le japonais Nippon Telegraph and Telephone (NTT).

Cette tendance devrait se poursuivre en 2011. Ainsi, l’offre du géant américain de la grande distribution Walmart d’acquérir 51 % du capital du sud-africain Massmart pour un montant de 2,4 milliards de dollars se précise. La majorité des actionnaires de Massmart vient en effet de donner un avis favorable à cette proposition formulée en novembre 2010.

L’étude montre par ailleurs que les banques d’affaires internationales, qui tiraient jusque-là la plus grande partie de leur chiffre d’affaires de ces opérations de fusions-acquisitions, ont vu le montant total de leurs commissions baisser de 15 % en 2010, en raison de la forte concurrence dans le secteur. JPMorgan arrive en tête, avec 21,4 milliards de dollars de commissions engrangées.