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Cet article est issu du dossier «Comment va le Cameroun ?»

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Du pain « made in Cameroon »

C’est une boulangerie un peu spéciale que la Coalition souveraineté alimentaire Cameroun (Cosac) a installée au comice agropastoral d’Ebolowa, du 17 au 22 janvier. Chaque jour, elle a fabriqué et vendu 10 000 pains, ainsi que des beignets et des gâteaux contenant tous 10 % de farine de patate douce, de manioc ou de maïs produite localement. Le but : démontrer que la farine de blé (importée à 100 %) peut être enrichie avec des produits domestiques de qualité. « Notre essai a prouvé que c’était faisable, se réjouit Bernard Njonga, porte-parole de la Cosac. Si nous parvenons à convaincre les consommateurs et les pouvoirs publics, nous économiserons 5,8 milliards de F CFA [plus de 8,8 millions d’euros, NDLR] d’importations de blé par an. Les 45 000 tonnes d’autres farines nécessaires chaque année créeront 22 500 emplois. Ce pain est l’exemple de ce qu’il faut faire pour notre pays : 97 % des paysans ont de très petites exploitations, mais le Cameroun ne peut pas se développer sans eux. »

Une façon de rappeler les propositions adressées par la Cosac au président pour développer l’autosuffisance : subventionner les farines alternatives par le biais de primes à la production ; plafonner les importations de riz, de maïs et d’huile ; défendre le pain enrichi ; institutionnaliser le comice chaque année (absent depuis vingt-trois ans) ; créer des pôles de production de cultures vivrières. Bernard Njonga ajoute malicieusement : « Nous sommes dans une année électorale et nous n’allons pas louper l’occasion ! »

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