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Guinée, RDC : les stars du salon du Cap

Mis à jour le 4 mars 2011 à 14:00

Présent à Mining Indaba, James Smither, directeur associé chez Control Risks, un cabinet d’analyse politique et sécuritaire, fait le bilan : « La Guinée est le pays sur lequel on nous a posé le plus de questions. Elle vient d’élire un nouveau président et recèle des gisements attrayants de fer, d’or, de diamants et de bauxite. Les sociétés se disent qu’elles ont une carte à y jouer, mais veulent être rassurées sur la stabilité du pays. » Principaux défis pour la Guinée : adopter un nouveau code minier (annoncé pour avril 2011) qui doit, selon Lamine Fofana, le nouveau ministre des Mines, « rééquilibrer les forces en faveur de l’État » sans faire fuir les nouveaux investisseurs ; et réaliser des infrastructures portuaires et ferroviaires pour démarrer enfin l’exploitation des gisements de fer du massif du Simandou, qui doivent faire du pays le troisième producteur mondial.

Seconde star de la manifestation minière, la RD Congo, au sous-sol oriental immensément riche en cuivre, zinc et cobalt. Après la fin de l’audit de 63 contrats et le retrait de deux permis à First Quantum, le ministre Martin Kabwelulu a tenté de rassurer les investisseurs. Il a indiqué que l’audit « appartenait désormais au passé » et précisé que l’interdiction de l’exploitation minière artisanale au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et au Maniema était maintenue. D’autres pays ont aussi été très courtisés : Madagascar pour son nickel, son cobalt et son ilménite (oxyde de fer et de titane), le Liberia pour son fer et la Tanzanie pour son uranium.