Politique

Mbanié : l’îlot de la discorde

Teodoro Obiang Nguema (à g.) et Ali Bongo Ondimba se sont vus à New York les 24 et 25 février. © Reuters

Les présidents équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema et gabonais Ali Bongo Ondimba se sont rencontrés à New York fin février pour tenter de trouver des solutions au conflit qui les oppose à propos de l'îlot de Mbanié.

Ils ne s’apprécient guère, mais, invités par Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, Ali Bongo Ondimba et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, les présidents gabonais et équato-guinéen, se sont quand même retrouvés au siège de l’ONU, à New York, les 24 et 25 février. Il s’agissait de relancer les négociations en vue de régler le conflit territorial qui oppose leurs deux pays à propos de Mbanié, un îlot de 20 ha situé à 16 km au large de Libreville. Les tensions nationalistes que suscite ce différend compliquent singulièrement les négociations bilatérales engagées en 2006 et, deux ans plus tard, placées sous l’égide de l’ONU.

Pourparlers en panne

Les experts mandatés par les deux parties avaient pris l’habitude de se concerter, à New York, avec le médiateur désigné par les Nations unies afin de finaliser les termes d’un traité susceptible de conduire à la saisine de la Cour internationale de justice de La Haye (CIJ). Hélas, depuis juillet 2010, les pourparlers achoppent sur l’article 1er du traité, ce qui a entraîné leur suspension.

Cet article est censé formuler la question centrale à laquelle les juges de la CIJ devront répondre. « À qui appartient Mbanié ? » propose Malabo. Question inappropriée, répondent les Gabonais, qui, ne doutant pas une seconde de leur souveraineté, suggèrent de s’interroger sur la force exécutoire des conventions de 1900 et 1974, qui, selon eux, établissent la « gabonité » de l’îlot. « Ce sont les Équato-Guinéens qui ont voulu porter ce différend devant la CIJ. Ils doivent donc accepter d’aller à La Haye sur la base que nous proposons », estime le Gabonais Guy Rossatanga-Rignault.

Ban Ki-moon espère que la rencontre des deux présidents permettra de renouer le dialogue. La pression des opinions dans les deux pays étant ce qu’elle est, ce n’est pas gagné.

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