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Transparence : Kimberley montre ses limites

Mis en place en 2003 par des pays producteurs, des entreprises et des ONG, le système de certification du processus de Kimberley, une initiative similaire à l’ITIE, vise à mettre fin au commerce des « diamants du sang » qui alimentent guerres et dictatures, en retraçant l’origine des gemmes. Si le dispositif fonctionne plutôt bien (notamment dans des pays comme l’Angola, le Liberia et la Sierra Leone), il a cependant montré ses limites à plusieurs reprises.

Mis à jour le 8 mars 2011 à 12:30

Au Zimbabwe, par exemple, les conditions d’exploitation de la mine de Marange et l’utilisation des revenus qui en sont tirés font l’objet de vives critiques depuis 2009. Le président Mugabe est notamment accusé d’utiliser les recettes de la vente des pierres de cette mine pour financer son maintien au pouvoir et le fonctionnement de son parti. Malgré tout, Kimberley a autorisé l’État à vendre une partie de son stock de gemmes, estimé à 4,5 millions de carats.

En 2006, un rapport du Conseil de sécurité de l’ONU avait noté la présence sur le marché de « diamants du sang » en provenance de Côte d’Ivoire. Les gouvernements dont les systèmes de contrôles sont jugés inefficaces apparaissent souvent comme les responsables désignés des dysfonctionnements de ce processus.