Energie

Nigeria : la privatisation de l’électricité prévue pour 2014

| Par Jeune Afrique
Le Nigeria prévoit de décupler son potentiel électrique d'ici à 2020, un objectif inatteignable d'après les experts. DR

Le Nigeria prévoit de décupler son potentiel électrique d'ici à 2020, un objectif inatteignable d'après les experts. DR ©

Dans le cadre d’un grand programme de privatisation, le gouvernement annonce que la vente de 10 centrales publiques interviendra en 2014.

Le programme de privatisation du secteur électrique suit son cours au Nigeria. Lundi 3 juin, des conseillers du gouvernement ont annoncé que la privatisation de dix centrales électriques publiques interviendrait d’ici à mi-2014, rapporte Reuters. Selon des sources du cabinet de conseil canadien CPCS, qui travaille avec le Nigeria sur la transaction, les entreprises intéressées par le rachat de ces centrales alimentées au gaz devront se signaler avant le 19 juillet. Les noms des repreneurs préférentiels seront rendus publics en janvier 2014.

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Privatisation de l’électricité en vue

« Toutes les centrales devraient être mises en service avant juin 2014, lorsque les opérateurs privés prendront le relais », explique Arif Mohiuddin, associé chez CPCS.  Les 10 usines atteindront une production cumulée d’électricité de 5 000 mégawatts, ce qui permettrait de doubler la capacité actuelle du Nigeria, d’après le consultant.

Pénuries d’électricités

La construction de ces centrales remonte au Projet national d’électricité intégré (NIIP), amorcé en 2004 par le président Olusegun Obasanjo pour augmenter les capacités électriques de son pays. Mais face à la lenteur des avancées (seules six de ces centrales sont complètement achevées) et aux pénuries chroniques, son successeur Goodluck Jonathan avait promis en 2010 la privatisation de la majeur partie partie du secteur électrique du Nigeria.

En avril, s’était achevé le démantèlement de la Power Holding Company of Nigeria (PHCN), la compagnie nationale d’électricité. Celle-ci a été divisée en dix sociétés de production et cinq sociétés de distribution. Leur privatisation, qui commencera progressivement dès la fin 2013, devrait rapporter au total environ 2,5 milliards de dollars à l’État nigérian. Une somme qui ne comblera pas les montants mal investis par le Nigeria dans le NIIP depuis 2004, estimés à 15-20 milliards de dollars.

Objectif inatteignable

Le Nigeria prévoit de décupler son potentiel électrique d’ici à 2020, un objectif inatteignable d’après les experts. Malgré ces ventes, les progrès seront lents et n’interviendront que dans les deux à trois ans à venir. En cause : une faible alimentation en gaz, des conflits du travail récurrents et un manque d’investissement dans le secteur du transport.

Bien que premier producteur de pétrole du continent et détenteur des neuvièmes plus grande réserves de gaz au monde, le Nigeria affiche des capacités de production électrique représentant actuellement un dixième de celles de l’Afrique du Sud, un pays trois fois moins peuplé.

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