Diplomatie

« La Guinée is back ! »

| Par Jeune Afrique

L’avènement d’Alpha Condé marque le grand retour de la Guinée dans le concert des nations.

Sékou Touré, l’homme du « non » à la communauté franco­-africaine, se méfiait de l’ancienne puissance coloniale et d’un grand nombre d’États voisins qui, estimait-il, complotaient contre lui. Lansana Conté, le « président-paysan », se vantait de ne pas participer aux sommets de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, qu’il jugeait inutiles.

L’avènement d’Alpha Condé marque donc le grand retour de la Guinée dans le concert des nations. Ancien président de la Fédération des étudiants d’Afrique noire francophone (Feanf) en France, familier des milieux militants et des palais présidentiels du continent, il est le premier président guinéen à forte tendance « internationaliste ». Depuis son investiture, il a beaucoup voyagé. En Afrique, il a commencé par le Burkina Faso, dont le chef de l’État, Blaise Compaoré, était médiateur dans le cadre de la transition guinéenne et, par le passé, lui a rendu quelques « services ». Il s’est rendu au Sénégal, au Mali et en Angola, pays avec lequel il compte renforcer les liens. Il soigne également ses relations avec l’Afrique du Sud, leader continental.

En France, où il a étudié et où il bénéficie de soutiens fidèles – à l’image de l’ancien chef de la diplomatie Bernard Kouchner –, Alpha Condé « vendra » les atouts d’un pays avec lequels tout n’a pas toujours été simple dans le passé. Mais qui vient de passer un examen de passage essentiel, avec la première présidentielle vraiment ouverte depuis l’indépendance.

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