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Cet article est issu du dossier «Libye : objectif Kaddafi»

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Politique

Mauritanie : Naha Mint Mouknass, victime collatérale de la crise libyenne

Naha Mint Mouknass est la première femme du monde arabe ministre des Affaires étrangères. © Stephen CherninAP Photo

Les déboires de Kadhafi ont fait une victime en Mauritanie : Naha Mint Mouknass, 42 ans, ministre des Affaires étrangères – et première femme du monde arabe à occuper ce poste. Celle qui devait en grande partie sa nomination à son carnet d’adresses libyen a été remerciée le 22 mars, après presque un an et demi de bons et loyaux services.

À la fin de 2008, alors que Mohamed Ould Abdelaziz, l’actuel chef de l’État, vient d’arriver au pouvoir par un putsch et cherche des soutiens à l’extérieur, Mint Mouknass met au service de ce dernier ses contacts de haut niveau à Tripoli. En mars 2009, Kadhafi débarque à Nouakchott pour y réaliser un vieux rêve : célébrer la prière de la fête du Mouloud (commémorant la naissance du Prophète) en Mauritanie, où il n’est pas venu depuis plus de vingt ans. Il en profite pour apporter son soutien à « Aziz » – une aide précieuse pour ce dernier, au moment où le « roi des rois d’Afrique » préside l’Union africaine (UA).

« Aujourd’hui, le contexte international a changé, il fallait donc que la diplomatie mauritanienne s’adapte en changeant de ministre. C’est un peu comme la France et Michèle Alliot-Marie », commente une source à Nouakchott. Présidant le Conseil de paix et de sécurité de l’UA, Aziz est contraint à un semblant de neutralité. 

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