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Cet article est issu du dossier «Libye : objectif Kaddafi»

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Politique

Tunisie : comme Ben Ali, Kadhafi « Dégage ! »

| Par Jeune Afrique

Solidarité entre dictateurs voisins oblige, ­Kadhafi avait choisi de soutenir Zine el-Abidine Ben Ali après sa fuite, le 14 janvier. Aujourd’hui, la Tunisie libérée prend le parti des insurgés libyens, parce que, comme le dit Béji Caïd Essebsi, le Premier ministre par intérim, « aucun gouvernement n’a le droit d’assassiner son peuple ». Malgré les conseils de ceux – ils ne sont pas légion – qui se placent dans la perspective où Kadhafi pourrait conserver le pouvoir malgré les frappes aériennes, Essebsi a fait le pari de la légalité internationale.

La Tunisie a donc soutenu la résolution adoptée par la Ligue arabe le 12 mars, appelant le Conseil de sécurité de l’ONU à instaurer une zone d’exclusion aérienne et à protéger les civils ­libyens des tirs de Mouammar Kadhafi. Puis, en application de la résolution onusienne, Tunis a annoncé, le 24 mars, le gel des avoirs du « Guide » et de cinq de ses proches.

La position du gouvernement est en harmonie avec celle de l’opinion, qui, enhardie par sa propre révolution, appuie quasi unanimement la révolte libyenne. Les populations du Sud – et notamment les habitants de Ben Gardane –, unies par des liens familiaux et commerciaux aux Libyens de la frontière toute proche, sont restées sourdes aux appels d’émissaires de Kadhafi venus les inciter à manifester en faveur de la Jamahiriya, et se montrent au contraire très solidaires de la rébellion.

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