Politique

Maroc : concertations tous azimuts pour la révision de la Constitution

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Mis à jour le 5 avril 2011 à 19:56

Installée le 12 mars à Rabat en présence du roi Mohammed VI et de son frère Moulay Rachid, la Commission consultative de révision de la Constitution (CCRC) compte dix-huit membres, issus de la classe politique ou de la société civile. Parmi eux, Omar Azziman, ancien ministre de la Justice et actuel architecte de la régionalisation du royaume marocain, Driss El Yazami, président du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), Amina Bouayach, présidente de l’Organisation marocaine des droits de l’homme (OMDH), ancienne conseillère du Premier ministre socialiste Abderrahmane Youssoufi et promotrice de la parité hommes-femmes.

Selon le souhait royal, les membres de la CCRC devront « faire preuve d’écoute, de concertation, d’ingéniosité et de créativité pour proposer une architecture institutionnelle rigoureuse » permettant de « faire accéder le Maroc à une nouvelle ère constitutionnelle démocratique ». La CCRC travaille en concertation avec le conseiller du roi Mohamed Moâtassim, qui sera plus spécialement chargé du dialogue avec les partis politiques et les organisations syndicales.

Présidée par Abdeltif Menouni, la CCRC va également prendre contact avec le monde associatif, et notamment les organisations en rapport avec la jeunesse et la génération Facebook, qui a organisé les manifestations du 20 février et du 20 mars. La création de la CCRC a été chaleureusement saluée tant à Paris qu’à Bruxelles et Washington, dont les chancelleries soulignent le caractère « courageux » de cette réforme.

Elle remettra à la fin juin ses conclusions et ses propositions constitutionnelles au souverain, qui s’est engagé à soumettre le nouveau texte fondamental à un référendum populaire. Probablement d’ici à la fin de l’année, avec l’éventualité d’un scrutin législatif anticipé.