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Politique

Niger : nouvelle donne au Parlement

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Vue de l'Assemblée nationale du Niger, le 22 février 2010 à Niamey.

Vue de l'Assemblée nationale du Niger, le 22 février 2010 à Niamey. © AFP

Avec plus des deux tiers des sièges, la coalition présidentielle est sortie victorieuse du scrutin du 31 janvier. L’ancien parti-État devient la deuxième force politique.

À l’issue des législatives du 31 janvier, l’Assemblée nationale du Niger change de couleur. Après plus de dix ans dans l’opposition, le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS-Tarayya) de Mahamadou Issoufou, arrivé en tête, obtient 34 sièges sur 113 (contre 17 à l’issue des législatives de 2004). La force de la nouvelle majorité présidentielle au sein de l’Assemblée tient aussi aux excellents résultats de ses alliés de la Coordination des forces pour la démocratie et la République (CFDR).

À commencer par celui du jeune Mouvement démocratique nigérien pour une Fédération africaine (Moden-Lumana) de Hama Amadou, qui crée la surprise avec 23 élus. Suivent l’Alliance nigérienne pour la démocratie et le progrès (ANDP-Zaman Lahiya, 8 élus), le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP, 7) et l’Union pour la démocratie et la République (UDR, 6). Soit un total de 78 sièges (plus des deux tiers de l’Assemblée) pour la CFDR.

Désormais dans l’opposition, le Mouvement national pour la société de développement (MNSD-Nassara) de Seini Oumarou apparaît comme la deuxième force politique du pays, avec 23 députés (contre 47 en 2004). Cependant, la coalition dans laquelle il s’inscrit, l’Alliance pour la réconciliation nationale (ARN), ne compte que 28 sièges : aucun élu parmi les candidats des petites formations qui la composent et, surtout, chute libre de la Convention démocratique et sociale (CDS-Rahama) de Mahamane Ousmane (chef de l’État de 1993 à 1996 et président du Parlement de 1999 à 2009), qui n’obtient que 3 sièges… contre 22 en 2004.

Ce rapport des forces ne variera que très peu une fois qu’auront été pourvus les 6 sièges restés vacants. Lors de la proclamation des résultats définitifs, le 16 mars, le Conseil constitutionnel de transition a en effet invalidé toutes les opérations de vote dans la région d’Agadez et fixé de nouvelles élections au mois de mai. 

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La marche démocratique

Mai-Juin 2009 Dissolution du Parlement et de la Cour constitutionnelle, opposés au projet de référendum constitutionnel du président Tandja.

4 août 2009 Victoire du oui au référendum.

20 octobre 2009 Législatives boycottées par l’opposition. Le pays est suspendu de la Cedeao.

18-22 février 2010 Tandja est renversé. Salou Djibo est nommé président.

31 octobre 2010 Référendum constitutionnel.

25 novembre 2010 Promulgation de la Constitution.

11 janvier 2011 Élections locales.

31 janvier 2011 Législatives (en un tour) et premier tour de la présidentielle.

12 mars 2011 Mahamadou Issoufou est élu au second tour de la présidentielle. Il sera investi le 7 avril.

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