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Cet article est issu du dossier «Maroc : quand l'économie se met au vert»

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Environnement

Formation : des filières en pleine croissance

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L’École Hassania des travaux publics (EHTP) de Casablanca.

L'École Hassania des travaux publics (EHTP) de Casablanca. © Hassan Ouazzani pour J.A.

Près de 3 000 emplois liés à l’environnement devraient être créés chaque année d’ici à 2020. Face à ce nouveau marché, les grandes écoles et les universités développent leur offre.

Plus une rentrée universitaire ne se fait au Maroc sans qu’ouvre une nouvelle filière consacrée aux métiers de l’environnement. Depuis la loi sur l’eau d’août 1995, l’arsenal juridique a été renforcé par une série de textes sur l’environnement, la lutte contre les pollutions de l’atmosphère, la gestion des déchets, la conservation et l’exploitation des forêts… Les autorités ont aussi mis en place des mécanismes incitatifs. Autant d’initiatives qui, en quelques années, ont créé un vrai marché de l’emploi.

Besoins des entreprises

« D’ici à 2020, près de 30 000 postes devraient être créés dans les entreprises », estime Saïd Mouline, directeur général de l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (Aderee) et président de la commission développement durable de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Le Monsieur Environnement du patronat rencontre régulièrement les directeurs d’universités et de centres de formation pour leur faire part des besoins des entreprises. Et les spécialités fleurissent.

L’École Mohammadia d’ingénieurs (EMI), ouverte en 1959 à Rabat, propose des filières en génie civil, avec option en gestion de l’eau et de l’environnement. Également établie dans la capitale, l’École nationale de l’industrie minérale (Enim) propose des cycles d’études en aménagement, exploitation et protection du sol, en environnement et sécurité industriels (ESI) et en énergies renouvelables (ER).

Mise en réseau

À Casablanca, l’École Hassania des travaux publics (EHTP) a mis en place, après un tronc commun de deux ans, deux cycles de formation d’un an : l’un en ingénierie de l’eau et de l’environnement, l’autre en ingénierie de la ville et de l’environnement. Dans la région de l’Oriental, la Faculté des sciences d’Oujda propose un master en écologie et sciences de l’environnement, et l’École pratique des mines de Touissit forme les étudiants au BTS (deux ans) avec une spécialisation sur les énergies renouvelables.

Quant à l’université Sidi-Mohamed-Ben-Abdellah de Fès, elle a créé depuis 2010 un pôle de compétitivité et d’expertise en environnement, gestion de l’eau et développement durable. « Nous disposions déjà d’un nombre important de laboratoires et de compétences dans ces domaines, explique son président, Esserrhini Farissi, mais on agissait de manière dispersée. D’où l’idée de mettre en réseau nos chercheurs et de créer des passerelles avec le secteur privé. » 

De bons débouchés

Les écoles privées ne sont pas en reste, comme l’université Al-Akhawayn, à Ifrane (Moyen-Atlas), avec son département de recherche en énergie solaire, ou la jeune Université internationale de Rabat (UIR), qui a ouvert à la rentrée 2009 et inaugurera un département dédié à l’énergie photovoltaïque en septembre prochain.

Les jeunes diplômés trouvent des emplois dans un délai raisonnable (quelques mois en général), avec des salaires mensuels de départ allant de 6 000 à 10 000 dirhams (525 à 875 euros) pour les techniciens supérieurs, et de 8 000 à 12 000 dirhams pour les ingénieurs. Tous les grands groupes ont aujourd’hui leur responsable environnement, chargé notamment de l’optimisation de la consommation énergétique et de la gestion des déchets. Et des cabinets d’audit en environnement se créent chaque année. Autant d’opportunités pour les nouveaux « hommes verts » du Maroc. 

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