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L’Afrique tient le haut du pavé

| Par Jeune Afrique

La croissance va de nouveau franchir la barre des 5 %. Mais les troubles politiques, l’agitation sociale et la cherté des matières premières pourraient tempérer cette dynamique.

Comme en 2010, seule la croissance des pays émergents d’Asie dépassera celle des pays africains en 2011 et 2012. « L’Afrique subsaharienne s’est bien remise de la crise financière mondiale », relève le « Panorama mondial » du Fonds monétaire international (FMI), publié le 11 avril. Grâce à la vigueur de la demande intérieure, aux rebonds des échanges commerciaux et des cours des matières premières, « les projections laissent présager une expansion de l’activité réelle de l’Afrique subsaharienne de 5,5 % en 2011 et de 6 % l’an prochain », anticipe le rapport.

Des perspectives à nuancer selon les pays. Avec l’entrée en production du champ pétrolier Jubilee cette année et le dynamisme des autres secteurs économiques, le Ghana affichera un taux de croissance de 13,7 % en 2011. Avec l’Éthiopie (8 %) et le Kenya (5,5 %), il sera l’une des locomotives du continent. Dans le camp des pays pétroliers, les économies de l’Angola (7,8 %), du Congo (7,8 %) et du Nigeria (7 %) sont dopées par la remontée des cours de l’or noir. Mais les troubles politiques et le retour de tensions inflationnistes pourraient ternir le tableau du FMI. « La hausse des prix des produits alimentaires va sans doute affecter particulièrement les habitants des pays pauvres des zones urbaines. Les pouvoirs publics vont devoir envisager de mettre en place des mesures ciblées de protection sociale », note le rapport.

Nécessaires réformes

Les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont eux aussi « relativement bien surmonté la crise mondiale », indique le FMI, avec une perspective de croissance de 4,1 % en 2011 (4,2 % l’an prochain). Le Maroc (3,9 %), l’Algérie (3,6 %) et la Tunisie (1,3 %) se situent un cran en dessous. « Le méconten­tement politique, le chômage élevé et la hausse des prix alimentaires causent dans un certain nombre de pays une agitation sociale qui va sans doute peser sur la croissance à court terme », tempère le FMI. Face à ces turbulences, l’insti­tution suggère aux États l’idée d’une réforme en profondeur du marché du travail, pour le rendre plus réactif aux besoins des économies et ainsi réduire des taux de chômage très élevés. 

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