Société

Médias : la situation d’Africa n° 1 s’aggrave

Dans les studios parisiens d'Africa n° 1, début 2011. © Vincent Fournier, pour J.A.

La radio Africa n° 1 n'est plus diffusée sur le continent. En cause : l'actionnaire majoritaire LJBC, qui ne peut plus honorer ses engagements en raison de la crise libyenne. Explications.

Depuis deux semaines, Africa no 1 a cessé d’émettre sur le continent. Son signal a été une nouvelle fois suspendu par l’opérateur satellite Eutelsat, auquel la radio internationale gabonaise doit environ 200 millions de F CFA (environ 300 000 euros) de factures et de pénalités. La station continue cependant à être diffusée en Île-de-France.

Africa n° 1 a été créée en 1981 par l’État gabonais, avec la participation d’un holding français, Sofirad, et d’investisseurs privés. Depuis 2006, elle est entrée dans une phase de re­structuration marquée par l’arrivée de la Libyan Jamahiriya Broadcasting Corporation (LJBC), désormais actionnaire principal à hauteur de 52 %, alors que le Gabon détient 35 % des parts, le reste revenant à des privés.

Le 4 mai, le conseil d’administration de l’entreprise s’est réuni à Libreville. Selon le compte rendu qui a été fait au personnel, LJBC, organisme dépendant du gouvernement libyen, n’est plus en mesure d’honorer ses engagements. Raison invoquée : la guerre en Libye rend toute transaction financière avec l’extérieur impossible. L’État gabonais a promis de payer son dû à Eutelsat, afin que « les émissions reprennent dans les prochains jours », confie un cadre de la radio.

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